Au sein du comité

Le sport compétitif

Le secteur des 3 divisions :

Permettre à chaque sportif une participation valable dans la discipline compétitive de son choix, la réglementation fédérale prévoit 3 niveaux de pratique. Les divisions respectent toute la logique sportive de l’activité.

 L’évaluation en vue de la classification doit être mise en oeuvre pour les sportifs souhaitant s’engager en compétition.
Si nécessaire, la classification peut être revue :
- à l’appréciation de l’Association Sportive Sport Adapté et de ses encadrants, considérant une évolution ou une involution significative du sportif, dans ses capacités à réaliser les tâches de la vie quotidienne ;
- à la demande d’une instance fédérale Sport Adapté, considérant que le sportif montre des capacités dans la réalisation des tâches non sportives, ne correspondant pas à sa classe.
Si le sportif est reclassé, sa nouvelle classification prendra effet au renouvellement de sa licence.

 

Modalités de passation de l’évaluation en vue de la classification

La classification du sportif devra être réalisée sur la base d’une évaluation des capacités du sportif dans les tâches de la vie quotidienne.


- prioritairement par 2 référents éducatifs (famille, proches, éducateur référent médico-social…) ;


- si possible en présence du sportif ;

 - si non, par 2 membres de l’Association Sportive Sport Adapte (éducateurs sportifs, éducateurs, dirigeants…), qui connaissent bien le sportif ;


- à défaut par 2 membres d’un organe déconcentré de la FFSA (professionnels ou dirigeants), ayant une connaissance suffisante du sportif.


Les évaluateurs renseignent tous les items des 4 domaines de compétences. Il procède en mettant une croix, et une seule, pour chacun des items (pas de croix entre les cases).
Les compétences recherchées dans les 4 domaines étant complémentaires et parfois de même nature, les items, s’ils peuvent paraitre redondants, permettent une évaluation des capacités du sportif, selon différents points de vue. C’est ce croisement et cette répétition des items dans différents domaines, qui sécurise l’évaluation.

 

Une fois l’évaluation réalisée les 2 évaluateurs :
- comptabilisent le nombre de croix dans : AB dans BC et dans CD.
- En fonction du nombre de X majoritairement inscrites dans AB, BC ou CD le sportif est positionné dans l’une des 3 classes.
- Exemple : AB=22 croix / BC=47 croix / CD= 38 croix
- Le sportif est positionné en classe « BC »

Puis les 2 évaluateurs comparent leurs résultats : 2 cas peuvent se poser :
1- Le positionnement du sportif est le même pour les 2 évaluateurs, le sportif est classé ;
2- Le positionnement du sportif est différent pour chacun des évaluateurs, alors les évaluateurs doivent échanger sur les items où il y a un écart dans l’évaluation, sur la base de l’interprétation des « observations pour l’évaluateur » ; afin de s’accorder sur la classification. Le recours à une troisième personne est possible si aucun accord n’est trouvé.

Capacité +/- grande « à vivre la compétition ».

 

CARACTERISATION DES SPORTIFS AU SEIN DES CLASSES EN VUE DU TRAVAIL AVEC LES COMMISSIONS SPORTIVES NATIONALES


CLASSE SA AB (Sport Adapté AB) : Le sportif de la classe SA AB a donc obtenu une majorité de AB. Ce résultat est donc révélateur de 3 à 4 domaines de compétences largement déficitaires. Au regard des items des différents domaines, nous pouvons donc faire l’hypothèse que ce sportif, ancré dans le concret et le visible, est a minima capable de faire des choix simples, de situer son corps dans un espace connu, d’être dans un groupe sans forcément y interagir, d’utiliser des outils simples. (Si non, alors la question de l’intérêt de la compétition pour ces sportifs se pose ! pratique de loisir, activités motrices… ?)

CLASSE SA BC (Sport Adapté BC) Le sportif de la classe SA BC a donc obtenu une majorité de BC. Ce résultat est donc révélateur de 2 à 3 domaines de compétence impactés. Au regard des items des différents domaines, nous pouvons donc faire l’hypothèse que ce sportif, ancré dans le réel, est capable a minima de s’orienter, d’interagir dans des relations privilégiées, d’élaborer des stratégies simples d’action.

CLASSE SA CD (Sport Adapté CD)

Le sportif de la classe SA CD a donc obtenu une majorité de CD. Ce résultat est donc révélateur d’au moins 2 domaines de compétence faiblement impactés. Au regard des items des différents domaines, nous pouvons donc faire l’hypothèse que ce sportif est capable a minima de comprendre, de sélectionner et d’utiliser des informations pertinentes, d’élaborer des stratégies complexes, de tenir un rôle dans le groupe, de faire preuve d’abstraction et de création. (Si, un seul domaine s’avère faiblement impacté, la question de l’éligibilité est alors posée.) La mise en oeuvre de ces capacités est nécessairement sous-tendue par des compétences cognitives, émotionnelles et sociales plus ou moins élaborées.

 

 

Le secteur du sport scolaire adapté :

La FFSA propose aux jeunes de moins de 20 ans et « en droit à la scolarité » des programmes spécifiques multidisciplinaires, le plus souvent en semaine (mercredi après-midi). Ces jeunes sont issus d’établissements de type IME, IMP, IR, ITEP… Certaines actions menées en collaboration avec l’UNSS, et, parfois, avec FF Handisport s’inscrivent dans le cadre du « sport intégré ».

Les activités non compétitives

Le secteur des activités motrices :

Discipline originale, propre à la FFSA et pratiquée par une majorité de licenciés, les activités motrices offrent aux personnes en situation de handicap sévère un environnement accessible à chacun. Les rencontres d’activités motrices proposent aux sportifs un ensemble d’épreuves non-compétitives, mais évaluables :

  • les parcours moteurs qui mettent en jeu les gestes essentiels de la motricité de base.
  • Les parcours orientés – plus complexes –première approche des disciplines sportives.

Le secteur des activités sportives de loisir :

Activités permettant à chacun de s’exprimer avec ses propres capacités, avec ou sans confrontation aux autres et sans notion de classement. Les épreuves peuvent ainsi être de formes et de niveaux très variés: les APPN, les sports de glisse, les APEX. Largement pratiquées au plan local, elles favorisent l’intégration.